mercredi 2 septembre 2009

Réunion Ethic'Fair autour de l'alimentation alternative

Nous avons assisté et participé activement à la petite réunion organisée par l'association Ethic'Fair (ethicfair.free.fr) autour du thème de l'alimentation bio alternative, le lundi 1er septembre au salon de thé "Teavora" bd Longchamp.

Un petit mix des réflexions que nous avons retenues de cette rencontre très conviviale:

Les questions que les gens se posent sur l'alimentation alternative sont souvent les suivantes:

- manger bio coûte-t'il plus cher?
- se faire à manger soi-même prend beaucoup de temps.
- les labels bio / équitables sont-ils fiables?
- où se fournir à Marseille en produits bio?
- les grandes chaînes de magasins ont lancé leur ligne 'bio' : les produits sont-ils de même qualité que dans les boutiques spécialisées?

Certaines réponses ont pu être apportées:

- manger bio, c'est manger différemment, on peut manger moins de viande et de poisson (des denrées qui demeurent plus chères en production bio qu'en production classique), mais on peut compenser les apports nutritifs avec des légumineuses associées à des céréales, du tofu. Ainsi, les repas peuvent être nutritifs et ne coûtent pas forcément plus cher. De plus, manger bio implique aussi préparer soi-même ses plats, et les "matières premières" comme les légumes ne coûtent pas forcément très cher si on sait où se fournir (épicerie bio de quartier et surtout marchés et producteurs en direct). L'idéal est de bien comparer les prix au kilo: investir un peu plus dans des produits qui "durent" (céréales ou légumes secs en vrac par exemple), est plus efficace que d'acheter au jour le jour des plats préparés...

- La base d'une alimentation saine est déjà le plaisir qu'on a à préparer ses petits plats et le temps qu'on prend pour les déguster. On peut imaginer préparer plusieurs plats d'avance quand on a du temps, le week-end, et les congeler pour les avoir tout prêts dans la semaine. Le réflexe de tout cuisiner, cuire et recuire n'est pas forcément le bon, on peut manger des légumes crus, il suffit de savoir les assaisonner et de réapprendre à apprécier le goût des choses pures. Enfin, pourquoi n epas cuisiner en famille, au passage, nos enfants peuvent apprendre beaucoup et devenir de petits consom'acteurs responsables par la suite, sans compter que cuisiner développe la créativité des petits comme des grands!

- Même si le bio est "en vogue" actuellement, de nombreuses personnes sont encore réfractaires à un changement de leurs habitudes alimentaires et les préjugés vont bon train. Par des ateliers ou des repas/buffets à base de produits bio, on peut amener de manière ludique la dégustation de produits alternatifs. Il faut commencer par convaincre avec le goût et non pas avec des arguments assomants! Lorsque les papilles sont séduites, le reste suit! Montrons un aspect fun, coloré et abordable de l'alimentation bio...

- La France est le pays qui apporte le plus de soin à la vérification des labels, de nombreux contrôles sont effectués régulièrement. On peut considérer que les labels français sont très fiables, en revanche, attention aux produits importés de certains pays moins regardant (Europe de l'Est, Chine, etc...). Une bonne solution pour savoir d'où viennent les produits et ce qu'il y a dedans est d'aller directement à la rencontre des producteurs quand ceux-ci sont locaux. On peut aussi demander aux producteurs à voir les relevés d'indices de pesticides et de polluants, etc.

- A Marseille, nous avons la chance d'avoir un marché de producteurs locaux bio ou en reconversion, le mercredi matin au Cours Julien. Profitez-en pour lier connaissance avec les marchands et les clients, c'est aussi l'occasion de partager un moment de convivialité. Il y a aussi un bon nombre de magasins indépendants, dans la plupart des quartiers de Marseille. L'idéal est de savoir trouver à droite et à gauche, même pourquoi pas dans les supermarchés/superettes, des produits de qualité (lire les emballages, demander la provenance) et surtout des produits qui nous font plaisir! Faire ses courses est un acte engagé: notre argent est fait pour être dépensé, le tout est de savoir à quel type de commerce on veut soutenir!

- Il y a beaucoup de marketing autour des produits bio des supermarchés. Certains producteurs bio dédient parfois une partie de leur production à la vente en supermarché, sous l'appelation dudit supermarché. Encore une fois, vérifier la provenance et le mode de production demeure intéressant pour savoir ce que l'on achète. Après, la démarche est d'ordre idéologique: en tant que consommateur, on peut ou non soutenir l'activité mercantile des supermarchés au détriment des plus petites structures...

1 commentaire:

  1. Ajoutez également le marché de la Gavotte dans le 16ème qui est aussi un marché de producteur locaux et souvent bio ou en conversion, ou responsables...puisque beaucoup de ceux du Cours Ju y sont aussi.

    Il n'y a pas que dans le centre qu'il y a de l'espoir!

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